Peut-on falsifier une signature électronique ?

Peut-on falsifier une signature électronique ?

L’usurpation de la signature est un crime répréhensible par la loi, mais qui connait une recrudescence en ces temps. Si la falsification du sceau manuscrite est devenue monnaie courante, qu’en est-il de la signature électronique ?

Les signatures électroniques falsifiables

Cette catégorie de signature se fait facilement falsifier en raison des défauts de sécurité qu’elle présente. En effet, l’avènement des outils technologiques comme les tablettes et les stylets numériques permettent d’avoir des sceaux facilement. Grâce aux stylets, vous pouvez donc signer un document numérique qui peut être enregistré et utilisé à d’autres fins sans votre consentement.

Autre signature qui peut être copiée est le sceau scanné et enregistré. En outre, ce genre est au départ manuscrit puis numérisé ensuite conservé. Il ne présente aucune garantie de sécurité, car il peut être copié à plusieurs reprises et par n’importe qui.

La signature électronique non falsifiable

Cette catégorie de signature est réputée pour être sécurisée à cause des dispositifs qui la protège. Elle est tout d’abord gérée par des prestataires habilités par les autorités administratives chargées de mettre en application les lois régissant le secteur. Ces éditeurs déploient pour la gestion des signatures un logiciel d’authentification qui attribue à chaque utilisateur un identifiant personnel.

Pour s’assurer de la véritable identité du signataire, son numéro de téléphone est relié à son compte qui lui permet de s’identifier. Ce procédé rassure par rapport à l’intégrité du document et du signataire. Notons aussi que certains éditeurs demandent également une authentification avec une carte nationale. Celle-ci doit être scannée puis envoyée via émail.

Suite à tout ce procédé vient le chiffrement du document signé. En effet, après la signature du document, celui-ci est chiffré afin d’éviter toute falsification et de garder les informations qui y sont confidentielles. Des algorithmes spécialisés se chargent alors du codage ainsi que du cryptage.